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Hypnose Ericksonienne


L’hypnose Ericksonienne est une la branche de l’hypnose la plus répandue.
Pratique thérapeutique, l’hypnose ericksonienne permet d’atteindre un état
modifié de conscience. Il permet d’accéder aux ressources inconscientes de
chacun.

Milton H. Erickson

Psychiatre américain, Erickson utilise très tôt l’autohypnose comme un outil dans sa propre lutte contre une paralysie motrice et sensorielle de tout le corps apparue dans le cadre d’une poliomyélite. Avec l’autohypnose, il sortira de cette paralysie ce qui l’amènera à une grande conviction à propos des effets thérapeutiques de la suggestion et de l’hypnose. Milton Erickson va permettre un renouvellement complet de la pratique hypnothérapeutique.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose est une technique thérapeutique où le professionnel plonge le sujet dans un état modifié de conscience. Cette technique est particulièrement utilisée en complément d’une prise en charge psychologique pour ses effets relaxants et porteurs de grands changements. L’état de transe hypnotique modifie la vigilance du sujet : les stimulis sont moindres, monotones, et le cerveau se met à produire des images en puisant dans l’inconscient.

L’esprit se ferme aux stimuli extérieurs, et l’attention, qui a tendance à vagabonder au quotidien, est uniquement focalisé sur la voix du thérapeute. Elle agit comme un guide pour plonger le consultant dans une réalité intérieure : grâce à la voix, il a un fort pouvoir de suggestion assurant des modifications psychologiques ou physiologiques (disparition de l’eczéma, des douleurs, arrêt de tabac ,confiance ,…). Concrètement, il est difficile de décrire ce que ressent un consultant sous hypnose, mais on peut rapprocher cela de la sensation éprouvée juste avant de s’endormir. Calme, les défenses abaissées, le consultant peut ainsi plonger en lui-même et débloquer des rouages qui lui font obstacle dans la vie de tous les jours.

Origine

Dérivé du grec “hypnos”, signifiant sommeil, l’hypnose désigne à la fois un état modifié de conscience et les pratiques destinées à le créer. Cet état, proche du sommeil ou de la méditation, permet à l’individu d’approcher son inconscient tout en restant conscient du monde qui l’entoure.

L’hypnose semble avoir toujours fait partie de l’arsenal des guérisseurs et des chamans. Ce n’est  qu’au XVIIIe siècle qu’elle attire l’attention d’un médecin, le Dr Mesmer. Celui-ci est convaincu qu’il existe un pouvoir de magnétisme animal. Selon lui, certaines personnes disposeraient d’un fluide permettant d’influencer d’autres personnes pour les guérir. Cette idée lui attire les foudres de l’Académie des sciences et de la Société royale de médecine en 1784. La méthode, ancêtre de l’hypnose, est traitée de charlatanisme.

Il faudra attendre le siècle suivant et les recherches du médecin britannique James Braid. Celui-ci rejette l’idée d’un fluide, mais pense que certains procédés (comme la parole et la suggestion) permettent de provoquer des modifications fonctionnelles du cerveau. Ces modifications auraient des vertus curatives sur les personnes qui en font l’expérience.

En 1955, la British Medical Society reconnaît l’usage de l’hypnose comme procédé médical. En France, l’hypnose a été reconnue en 1992 par l’Inserm après une conférence sur ses mécanismes et ses effets par le Dr Bongartz. Ce n’est qu’en 2001 que la première formation universitaire consacrée à l’hypnose ouvre ses portes sous l’impulsion du Dr Jean-Marc Benhaiem à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).



Que soigne l’hypnose ?

L’hypnose peut être le traitement direct d’une affection, ou un complément à l’action d’un thérapeute. Elle permet de soigner ou d’aider à soigner de multiples affections, traumatismes ou dépendances, mais aussi à dépasser des obstacles, mais doit être pratiquée dans un cadre strict.

Elle est notamment efficace pour :

  • L’arrêt du tabac, avec un taux de réussite de 80%
  • Les troubles du comportement alimentaire : en général, elle vient en complément d’un suivi psychologique
  • Les troubles psychologiques : anxiété, phobies, stress, troubles du sommeil, problèmes de mémoires, problèmes sexuels…
  • La lutte contre la douleur : elle permet notamment de réduire les médicaments et peut aussi venir en complément d’une anesthésie
  • Les maladies psychosomatiques : eczéma, psoriasis, asthme, rhinite allergique…
  • Les troubles digestifs.

On utilise aussi l’hypnose pour la confiance en soi, la relaxation, avant un accouchement, ou chez les enfants souffrant de stress. En revanche, l’hypnose n’est pas efficace sur les troubles psychiatriques graves, tels que la schizophrénie ou la dépression aiguë, les maladies chroniques graves ou le sevrage des drogues dures.

L’hypnose moderne Ericksonienne 

Du nom de son fondateur Milton Erickson : elle considère que chaque personne est unique et possède en lui-même les solutions à ses propres problèmes. Le thérapeute invite, et ne donne pas d’ordres au consultant. Il utilise plutôt des métaphores afin que l’inconscient du patient choisisse seul les images et aille en autonomie vers des solutions à ses problèmes.

Quels sont les effets de l’hypnose ?

L’hypnose a de nombreux bienfaits : elle va plus loin que la relaxation en permettant à la personne de trouver rapidement des solutions à ses blocages. Très relaxante, elle est aussi rassurante grâce à la présence constante du thérapeute, présent pour guider la personne à travers son monde intérieur. L’état de transe hypnotique relaxe le corps et l’esprit, ce qui permet une plus grande clairvoyance et une meilleure compréhension de ses rouages internes. Ainsi, on découvre l’origine de nos propres obstacles, et on trouve en soi les solutions pour les dépasser. La fatigue après une séance d’hypnose est un signe positif de changement, car elle prouve que nous avons relâché des tensions, qui duraient parfois depuis plusieurs années.

Contrairement aux idées reçues, une personne sous hypnose n’est pas manipulable, et le thérapeute ne peut pas vous vous faire ce que vous ne voulez pas. L’hypnose est effectivement un état de conscience modifiée, mais cela ne signifie pas que l’on est inconscient. De plus, nous avons tous des barrières morales que nous ne franchirions jamais en pleine conscience : sous hypnose, le thérapeute ne peut pas nous faire dépasser ces limites. Cependant, pour éviter tout danger de l’hypnose, il est vivement conseillé de s’adresser à un professionnel diplômé.

Qu’est-ce que l’hypnose Ericksonienne et comment fonctionne-t-elle ?

L’hypnose Ericksonienne postule que chaque client est unique et possède en lui les ressources pour dépasser ses problèmes. Elle aide la personne à trouver ces solutions en lui ouvrant la porte de son inconscient, terreau fertile où se cultivent nos ressources selon Erickson, créateur de cette technique. L’hypnose Ericksonienne assure un état modifié de conscience en court-circuitant le mental afin d’arriver plus facilement à l’inconscient. Le patient, totalement relaxé, sera calme et désinhibé grâce à la libération d’endorphines, l’hormone du bien-être.

Si le thérapeute est un guide, l’hypnose Ericksonienne laisse le consultant actif, car c’est lui qui ira chercher en lui-même les solutions pour dépasser ses obstacles et créer un changement intérieur positif. C’est pourquoi le thérapeute utilisera surtout des métaphores, afin que l’inconscient du patient se fabrique ses propres images et trouve de façon autonome la solution à ses problèmes.



Existe-t-il des contre-indications à l’hypnose ?

L’hypnose est déconseillée aux personnes atteintes de troubles psychotiques graves : schizophrénie, paranoïa, maniaco-dépression.

L’hypnose n’est en aucun cas douloureuse ou dangereuse. Rester bloqué dans un état hypnotique ou encore agir contre sa volonté sur les ordres du thérapeute sont des mythes.

Comment savoir si on est réceptif à l’hypnose ?

La fonction principale de l’hypnose est d’aider le client et de s’adapter à ses demandes et besoins, ce qui signifie que quelle que soit la technique choisie, elle sera efficace. D’après l’échelle de suggestibilité hypnotique, seuls 5% des individus seraient réfractaires à l’hypnose. Pour savoir si l’on est réceptif à l’hypnose, le plus simple est évidemment d’essayer.

Cependant, il ne faut pas se rendre à une séance d’hypnose en pensant que le thérapeute implantera la solution à nos problèmes dans notre cerveau. Selon les problématiques du client, celui-ci devra plus ou moins s’impliquer pour solutionner ses problèmes et aller mieux.



Qui peut pratiquer l’hypnose ?

Qu’ils utilisent l’hypnose comme complément d’une autre pratique ou non, les hypnothérapeutes doivent être titulaires d’un diplôme en hypnothérapie, leur autorisant le titre de praticien ou maître-praticien en hypnose. L’hypnose est souvent pratiquée par les psychologues ou psychothérapeutes comme complément à leur pratique, afin d’aider les patients sur le chemin vers le mieux-être.

Protéiforme et adaptable, elle peut être pratiquée par le professionnel dont l’approche s’adapte le plus à vos demandes et besoins. Le tarif d’une séance d’hypnose est de 60€.


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